FDSQ

Message du président de
l'Ordre des dentistes du Québec


Dr Barry Dolman

SPÉCIALISTES ET GÉNÉRALISTES : DES PARTENAIRES


Le Dr Barry Dolman, président de l’Ordre des dentistes du Québec, rappelle que spécialistes et généralistes sont partenaires pour veiller à la santé dentaire du public. Ce faisant, il reconnaît qu’une certaine confusion existe au sein de la population à propos de la médecine dentaire, d’où la nécessité de clarifier certaines choses, notamment le rôle de chacun et la distinction à faire entre le généraliste et le spécialiste.

« Les dentistes généralistes, souligne-t- il, aussi appelés couramment chirurgiens- dentistes, peuvent accomplir tous les actes qui relèvent de la médecine dentaire. Toutefois, c’est la responsabilité éthique des généralistes d’informer leurs patients que certains types de traitement peuvent être accomplis par des spécialistes. Les patients doivent être informés des choix qui s’offrent à eux par leur dentiste traitant. Ainsi, un chirurgien-dentiste n’est pas un spécialiste, mais un chirurgien buccal et maxillo-facial en est un.»

L’Ordre, qui regroupe quelque 5000 dentistes dont 520 spécialistes, reconnaît 10 spécialités en médecine dentaire. La formation de dentiste généraliste requiert de 4 à 8 années de formation universitaire ; celle de spécialiste exige de deux à sept années supplémentaires. « Par leur expérience ou une formation particulière, précise le Dr Dolman, les généralistes ont la capacité d’élargir leur champ de compétence. Par exemple, un généraliste peut effectuer un traitement de canal, tout comme il peut recommander son patient à un endodontiste ; il doit évaluer si le cas nécessite ou non l’intervention d’un spécialiste en accord avec le patient. »

Dans cet exemple, explique le président de l’Ordre, l’endodontiste est formé aux techniques avancées comme à l’utilisation d’un microscope pour réaliser un traitement de canal en un minimum de temps,« tout comme le parodontiste et le chirurgien maxillo-facial, ajoute-t-il, sont les spécia- listes qui ont la formation la plus poussée en ce qui concerne la phase chirurgicale liée à l’implantologie, ainsi qu’à leurs complications ».

Le Dr Dolman rappelle que l’implantologie n’est pas une spécialité reconnue. « Des généralistes entraînés en font, mais pour les cas complexes, et cela est une question d’attitude et d’éthique, il faut donner au patient le choix d’avoir accès à des personnes plus aptes à des interventions chirurgicales. Comme le chirurgien maxillo-facial qui est en mesure d’enlever une tumeur, de sectionner la mandibule et qui travaille à l’hôpital au bloc opératoire, ou encore le parodontiste qui fait des greffes et des reconstitutions d’os ; ils sont mieux placés pour les cas complexes que le généraliste dans le nouveau domaine de l’implantologie. »

Le Dr Dolman rappelle aussi que « le seul spécialiste reconnu de prothèse fixe, notamment sur implants, est le prosthodontiste qui a fait au total de 7 à 8 ans d’études.» Et de préciser que la prothèse ne constitue qu’un élément d’un plan de traitement élaboré par le dentiste en fonction du diagnostic qu’il est le seul autorisé à établir. «Si le patient est bien informé, il sera en mesure, conclut le président de l’Ordre, de prendre la bonne décision : confier le traitement au généraliste ou requérir les services d’un spécialiste. Le patient peut aussi consulter directement le spécialiste, notamment pour avoir une seconde opinion. »

Dr. Barry Dolman, Président
Ordre des dentistes du Québec

Lettre publiée dans le journal La Presse, le 20 Avril 2012



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